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Porsche 930 Turbo cabriolet, 1987 à 1989

Capote de Porsche 930 Turbo cabriolet

Ce que contient cette page (8 sections)
  1. Une série de trois ans, et ça change tout
  2. Ce qui a vieilli sur une voiture de cet âge
  3. Ce que je conserve, et pourquoi ça compte
  4. Alpaga ou Sonnenland, la seule vraie décision à prendre
  5. La lunette arrière, à regarder avant de tout démonter
  6. Les erreurs à éviter sur un 930 cabriolet
  7. Combien ça coûte ?
  8. Vous n’êtes pas obligé d’habiter Lyon
Le résumé, si vous êtes pressé

Le 930 Turbo cabriolet n'a été produit que de 1987 à 1989, et l'offre de capotes en catalogue s'en ressent. Comme sur les autres 911 de cette famille, je travaille au patron : toile et doublure refaites, armature d'origine conservée et traitée. Le prix se chiffre au véhicule.

Votre 930 Turbo cabriolet a la toile qui durcit, ou une lunette qui se voile ?

Elle se refait au patron, et l’armature d’origine reste sur la voiture.

Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. Le 930 Turbo cabriolet est une voiture que l’on voit peu, et c’est justement ce qui rend sa capote intéressante à traiter.

Cette page vous dit pourquoi le catalogue ne suffit pas sur ce modèle, ce que je conserve de votre voiture, et comment je chiffre.

Une série de trois ans, et ça change tout

Le 930 Turbo n’a existé en cabriolet que de 1987 à 1989. C’est une série courte, à une époque où Porsche produisait déjà la 911 en volume sous d’autres carrosseries.

Les fabricants de toiles suivent les volumes. Sur un modèle produit trois ans, l’offre en catalogue est mince, et ce qui existe ne couvre pas toutes les configurations de teinte, de doublure et de lunette.

Je travaille donc au patron plutôt qu’au catalogue. Je relève les formes sur votre voiture, ou sur l’ancienne toile quand elle est encore exploitable.

Ce qui a vieilli sur une voiture de cet âge

Armature de capote de Porsche 911 pendant la réfection, sangles et fixations visibles

Ce n'est pas un 930, c'est une 911 SC de la même génération. L'armature, les fixations et le principe de sanglage sont identiques : c'est exactement ce que je retrouve en ouvrant un 930.

Un 930 cabriolet a aujourd’hui plus de trente-cinq ans. Ce n’est pas la toile seule qui a bougé.

  • La toile a durci. Elle a pris le soleil pendant des décennies, elle craque au pli plutôt qu’elle ne se plie.
  • Les sangles ont pris du jeu. Rien ne se voit à l’arrêt, mais une capote qui claque en roulant signale un sanglage fatigué.
  • L’armature est marquée aux fixations. C’est là que l’humidité stagne, et c’est le premier endroit que je regarde.
  • La doublure de ciel de toit est souvent décollée, quand elle n’a pas déjà été retirée par un précédent propriétaire.

Je juge ces quatre points séparément, parce qu’ils ne se refont pas forcément tous dans le même chantier.

Ce que je conserve, et pourquoi ça compte

L’armature d’origine reste sur la voiture. Je la nettoie, je la dégraisse, et je traite la corrosion aux points de fixation avant toute pose.

Sur une voiture de collection, ce n’est pas un détail. Une armature de remplacement, quand elle existe, n’apporte rien de mieux qu’une armature saine remise en état, et elle enlève à la voiture une pièce d’origine.

Ce que je change, c’est ce qui est mort : la toile, la doublure, les sangles. Pas ce qui tient encore.

Alpaga ou Sonnenland, la seule vraie décision à prendre

C’est le choix qui se discute, échantillons en main, avant de couper quoi que ce soit.

L’alpaga et la Sonnenland ne vieillissent pas de la même façon. Elles n’ont ni le même toucher, ni le même tombé, ni la même façon de prendre la lumière. Sur une voiture de collection, ce n’est pas un détail de finition : c’est ce qui décide si la voiture a l’air d’origine ou d’avoir été refaite.

Il n’y a pas de mauvais choix, il y a un choix qui vous ressemble. Certains propriétaires veulent retrouver exactement l’aspect de sortie d’usine, d’autres assument une toile plus contemporaine sur une voiture qui roule.

Ce que je ne fais jamais, c’est choisir à votre place sur un véhicule de cette valeur.

La lunette arrière, à regarder avant de tout démonter

Sur ces générations, la lunette est cousue dans la toile, pas rapportée.

Ça a une conséquence directe : elle ne se change pas seule. Une lunette jaunie ou fendue sur un 930 impose de reprendre l’ensemble, ce qui est frustrant quand la toile paraît encore correcte à l’œil.

C’est pour ça que je demande un gros plan de la lunette dans les photos. Une toile qui va bien et une lunette morte, ce n’est pas le même chantier ni le même prix qu’une toile morte et une lunette saine.

Le détail de ce cas est sur la page lunette arrière de capote, avec la seule exception qui existe : quelques Porsche ont une lunette montée sur fermeture à glissière, et sur celles-là je peux intervenir seule.

Les erreurs à éviter sur un 930 cabriolet

  • Ne pas replier la capote quand la toile est froide. Une toile durcie par l’âge marque au pli, et la marque ne repart pas. Laissez tourner le moteur quelques minutes avant d’ouvrir.
  • Ne pas nettoyer une toile ancienne avec un produit ménager. Le dégraissant finit le travail que le soleil a commencé.
  • Ne pas attendre qu’une couture ouverte laisse entrer l’eau. Sur une voiture stockée, l’humidité s’attaque d’abord à la doublure, puis aux fixations d’armature.
  • Ne pas commander une toile en ligne « compatible 911 » sans avoir vérifié les cotes de votre carrosserie. C’est le meilleur moyen de payer deux fois.

Combien ça coûte ?

Sur ce modèle précis, je chiffre après avoir vu la voiture, et je vais vous dire pourquoi ce n’est pas une dérobade.

Le 930 Turbo cabriolet a été produit trois ans. Les configurations varient beaucoup d’un exemplaire à l’autre, et une capote de cette rareté peut réserver des surprises au démontage : sanglage fatigué, fixations attaquées, doublure absente.

Pour vous situer, la Porsche 911 SC de la même famille est à 3 000 € TTC, et son chantier est détaillé sur sa page.

Envoyez-moi trois photos : capote fermée, capote ouverte, et un gros plan de la lunette. Je vous réponds sous 24 heures, gratuitement.

Vous n’êtes pas obligé d’habiter Lyon

Mon atelier est à Chaponost, au sud-ouest de Lyon, mais une capote ne se travaille pas toujours sur place.

Sur une voiture de collection, le plus souvent le véhicule vient à l’atelier, parce que la pose finale se règle sur la voiture et pas sur l’établi. Pour un 850 kilomètres, ça vaut la peine d’en discuter avant : je vous dirai honnêtement si le déplacement se justifie.

Demandez-moi un devis en décrivant l’état de la toile et de la lunette. Une voiture de cette rareté mérite qu’on en parle avant de démonter quoi que ce soit.

Le chantier en vidéo

Ce n'est pas un 930, c'est une Porsche 911 SC cabriolet, mais la capote et l'armature sont de la même famille et le chantier se déroule exactement pareil. 65 secondes, de la dépose à la pose.

Les questions que l’on me pose

Combien coûte la réfection d'une capote de 930 Turbo ?

Le chiffrage se fait au véhicule, et sur cette voiture c'est indispensable. Un 930 cabriolet a plus de trente-cinq ans : l'état du sanglage et de l'armature change tout.

Pour donner un ordre de grandeur, la Porsche 911 SC de la même famille est à 3 000 € TTC. Envoyez-moi des photos, je vous réponds sous 24 heures.

Est-ce que la capote d'une 911 SC va sur un 930 ?

Pas les yeux fermés, et c'est pour ça que je travaille au patron. Les 911 de cette famille partagent beaucoup, mais un cabriolet Turbo a ses propres cotes et ses propres fixations.

Je relève les formes sur votre voiture plutôt que de commander une pièce en espérant qu'elle tombe juste.

Pourquoi si peu de capotes existent-elles en catalogue pour ce modèle ?

Parce que la série a été très courte. Le 930 Turbo cabriolet n'a été produit que de 1987 à 1989, et les fabricants de toiles couvrent en priorité les modèles produits en volume.

C'est exactement la même situation que sur le Land Rover Defender X-trem : quand rien n'existe, le sur-mesure n'est pas un luxe, c'est la seule option.

L'armature d'origine est-elle conservée ?

Oui, presque toujours. Je la nettoie, je la dégraisse et je traite la corrosion aux points de fixation.

Sur une voiture de collection, garder l'armature d'origine compte, et une pièce de remplacement n'apporterait rien de mieux.

Est-ce que je travaille sur d'autres Porsche ?

Oui, régulièrement. La 911 SC et la 993 ont chacune leur page, avec leur prix.

Le principe ne change pas d'un modèle à l'autre : patron, armature nettoyée, toile et doublure refaites, ajustement final sur la voiture.