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Prestation

Le garage qui refait votre ciel de toit

Je reçois plus de demandes sur le ciel de toit que sur toute autre prestation. Particuliers et garages, toutes marques, à Chaponost près de Lyon.

Ce que contient cette page (10 sections)
  1. Garage ou sellier, qui refait vraiment un ciel de toit ?
  2. Ce qui lâche vraiment, et ce n’est pas la colle
  3. Le déroulé d’un chantier, étape par étape
  4. Combien coûte la réparation d’un ciel de toit ?
  5. Combien de temps la voiture reste-t-elle à l’atelier ?
  6. Le toit ouvrant, ce que d’autres refusent
  7. Réparer plutôt que remplacer
  8. Ce qu’il ne faut surtout pas tenter
  9. Le déroulé et le prix, modèle par modèle
  10. Vous n’êtes pas à côté de Lyon ?
Le résumé, si vous êtes pressé

Un ciel de toit qui pend ne se recolle pas depuis l'habitacle, il se refait à plat. Je sors la coque du véhicule, je retire toute la mousse morte, j'encolle un tissu neuf, puis je repose. Comptez 540 à 1 440 € TTC et deux à trois jours d'immobilisation, selon le véhicule.

Votre ciel de toit s’est mis à pendre au-dessus de votre tête, et vous cherchez qui sait le réparer près de chez vous ?

Ce travail n’est pas celui d’un garage, c’est celui d’un sellier garnisseur. La plupart des gens préfèrent d’ailleurs me confier le leur.

Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. C’est la prestation pour laquelle on m’appelle le plus, particuliers comme professionnels, sur à peu près toutes les marques.

Sur cette page, vous trouverez ce que ça coûte, combien de temps la voiture reste à l’atelier, comment je m’y prends et ce qu’il ne faut surtout pas tenter en attendant.

Garage ou sellier, qui refait vraiment un ciel de toit ?

Coque de ciel de toit déposée d’une Mercedes W210, posée à plat sur l’établi de l’atelier

La coque de ciel de toit d'une Mercedes W210, sortie du véhicule et posée à plat. Tant qu'elle est au plafond, on ne peut rien en faire de sérieux : c'est pour ça que la voiture reste deux à trois jours.

Quand un ciel de toit tombe, le premier réflexe est d’appeler son garage. C’est logique, mais le garage n’est presque jamais celui qui fera le travail.

Un garagiste est mécanicien. Il sait démonter des montants et débrancher une batterie, mais la garniture est un métier de tissu, de mousse et de colle, qui se pratique sur un établi et pas sous un capot.

C’est pour ça qu’une bonne partie de mes ciels de toit m’arrive par des garages et des carrossiers de la région. Certains me les apportent déjà déposés, d’autres me confient la voiture entière.

Les deux me vont. Si vous êtes un professionnel et que vous préférez sortir la coque vous-même, je la reprends telle quelle.

Ce qui lâche vraiment, et ce n’est pas la colle

Presque tout le monde se trompe de coupable. Ce n’est pas la colle d’origine qui a séché, c’est ce qu’il y a derrière le tissu.

Entre le tissu visible et la coque, il y a une fine mousse de quelques millimètres. Avec la chaleur, l’humidité et les années, cette mousse se désagrège et finit en poussière. Le tissu n’a alors plus rien qui le retienne.

C’est pour ça que repasser de la colle par en dessous ne sert à rien : la colle se pose sur une poussière, pas sur une matière.

Coque de ciel de toit nettoyée à la main sur l’établi pour retirer les résidus de mousse et de colle

Le nettoyage de la coque d'une Golf 4, résidu par résidu. C'est l'étape la plus longue et la moins spectaculaire du chantier, et c'est elle qui décide si le ciel tiendra dix ans ou six mois.

Chez les clients qui viennent me voir, ça commence toujours par une petite zone qui gondole, souvent au-dessus du pare-brise ou près de la lunette.

Puis on roule fenêtres ouvertes, l’air s’engouffre sous le tissu, et la zone s’agrandit. Au bout d’un moment, tout descend d’un coup.

Mon conseil est donc simple : n’attendez pas que ce soit tombé partout. Un ciel repris tôt ne coûte pas moins cher, mais il évite que les pare-soleil et les montants s’y mettent aussi.

Le déroulé d’un chantier, étape par étape

Le déroulé ne change pas d’un véhicule à l’autre. Ce qui change, c’est le temps de démontage.

  1. Je débranche la batterie. C’est la première chose, pour ne pas récupérer un voyant au tableau de bord ou un problème de connectique.
  2. Je démonte les montants latéraux, avant, et arrière dans le coffre quand il y en a, puis les plafonniers, les poignées de maintien et les pare-soleil.
  3. Je sors la coque par le hayon ou par une portière. Selon les marques elle est en fibre ou en carton pressé, et elle se plie si on force.
  4. Je décolle l’ancien tissu sur l’établi, à plat.
  5. Je nettoie et je dégraisse toute l’ancienne colle mélangée à la mousse. C’est l’étape qu’il ne faut surtout pas bâcler.
  6. Je passe deux couches de colle au lieu d’une. J’encolle, je laisse sécher, puis je remets une couche avant de poser le tissu.
  7. Je tends et je lisse le tissu neuf sur la coque, puis je remonte tout dans l’habitacle.

La double couche, c’est ma sécurité. Elle allonge un peu le chantier, et c’est précisément ce qui fait qu’un ciel refait chez moi ne redescend pas l’été suivant.

Combien coûte la réparation d’un ciel de toit ?

Rouleaux de tissus de garniture rangés sur les étagères de l’atelier

Une partie du stock de tissus de l'atelier. J'ai plus de 60 échantillons de ciel de toit, ce qui permet de retrouver la teinte d'origine, ou d'en changer si le client en profite pour passer du gris au noir.

Comptez 540 à 1 440 € TTC, soit 450 à 1 200 € hors taxes. C’est le tarif d’un sellier qui dépose la coque et la regarnit, pas celui d’un recollage fait en place.

Le bas de la grille, 540 € TTC, correspond à une Polo ou à une Golf 4 : pas de toit ouvrant, un tissu simple, et environ deux mètres de matière.

Le haut, 1 440 € TTC, correspond à un véhicule très équipé où il y a beaucoup à déposer, un Porsche Cayenne par exemple.

Un toit ouvrant ajoute de la découpe et du démontage délicat, donc un peu de prix. Certains ateliers refusent ces voitures pour cette raison, moi je les prends.

Vous croiserez des annonces à 150 ou 180 €. À ce prix-là, la coque ne sort pas du véhicule, et le travail ne peut donc pas être fait comme je viens de le décrire.

Je préfère le dire franchement plutôt que de m’aligner : à ce prix-là, la coque n’a pas le temps d’être déposée, nettoyée, encollée en deux couches et séchée comme ce travail le demande.

Ce prix se construit, il ne se décrète pas : la matière, l’état de la coque et les heures de dépose. Voilà le détail, chiffres à l’appui.

Combien de temps la voiture reste-t-elle à l’atelier ?

Deux à trois jours d’immobilisation, selon le modèle et ce qu’il y a à démonter.

Certains ateliers annoncent une journée. Ils y arrivent parce qu’ils ont la coque de rechange déjà garnie en stock et qu’ils ne font que ça toute la journée.

Je travaille autrement : je regarnis votre coque d’origine, et la colle a besoin de sécher entre les deux couches. C’est ce temps de séchage qui fait la différence à l’usage.

Le toit ouvrant, ce que d’autres refusent

Coque de ciel de toit avec la découpe du toit ouvrant, posée sur l’établi

La coque d'une Audi A1 avec sa découpe de toit ouvrant. Le contour est fin et se déforme au démontage : c'est ce qui fait que certains ateliers préfèrent ne pas prendre ces véhicules.

Sur un véhicule à toit ouvrant, la coque est percée et son contour est beaucoup plus fin. Elle se déforme facilement à la dépose et se tend moins docilement à la repose.

Il y a des selliers qui ne veulent pas les faire, parce que c’est long et qu’un faux mouvement abîme la pièce.

J’en fais régulièrement, sur Audi comme sur Porsche. Ça ajoute de la complexité et donc un peu de prix, mais ce n’est jamais un motif de refus chez moi.

Réparer plutôt que remplacer

Je ne change presque jamais une coque de ciel de toit. Elle est rarement en cause, et une pièce neuve coûte cher pour rien.

Ce qui est mort, c’est la mousse et le tissu. La coque, elle, se nettoie et se regarnit, même quand elle arrive couverte de résidus.

C’est vrai aussi des pare-soleil et des montants, qui se reprennent dans la même matière plutôt que de partir à la benne. Une voiture entretenue comme ça garde son habitacle d’origine, ce qui compte beaucoup sur un véhicule ancien.

Ce qu’il ne faut surtout pas tenter

La colle en bombe passée par l’intérieur ne tient pas. Elle se dépose sur la mousse morte, elle traverse le tissu et elle le tache. Quelques semaines plus tard, tout est redescendu.

La colle à papier peint non plus. Elle est faite pour un mur qui ne chauffe pas et ne vibre pas. Dans un habitacle en plein soleil, elle lâche.

Et les colles très agressives font pire que le mal : elles peuvent attaquer la coque elle-même. Quand elle arrive comme ça chez moi, il y a du travail en plus, donc du prix en plus.

Il existe un dépannage honnête, et je le donne volontiers : quelques punaises plantées dans le support, le temps de faire faire le travail correctement. Ce n’est pas beau, mais ça ne détruit rien, contrairement à la colle.

Le déroulé et le prix, modèle par modèle

Le mécanisme est le même sur toutes les voitures, mais le temps de démontage change beaucoup d’un modèle à l’autre, et c’est lui qui fait le prix.

J’ai donc détaillé le chantier là où je le fais le plus souvent : la Golf 4, qui est de loin la plus fréquente, la Golf 5 et la Golf 6, la Polo qui est mon tarif plancher, et l’Audi A3 qui partage la même plateforme.

Trois autres modèles sortent du lot pour des raisons différentes : l’Audi TT et son pavillon galbé, la Mini Cooper sur laquelle il existe deux techniques totalement différentes, et le Porsche Cayenne qui est le seul véhicule à sortir de ma fourchette habituelle.

Si votre voiture n’y figure pas, le principe reste exactement le même. Envoyez-moi une photo et je vous dis où elle se situe.

Vous n’êtes pas à côté de Lyon ?

Je reçois à Chaponost, à un quart d’heure du sud-ouest de Lyon, et je travaille pour toute la région.

Pour un ciel de toit, la voiture doit venir, il n’y a pas de solution par correspondance : la coque se dépose et se repose sur place.

En revanche, si vous êtes un garage ou un carrossier et que vous savez déposer la coque, envoyez-la moi seule. Je la regarnis et je vous la renvoie. Envoyez-moi une photo et on regarde ce qui est faisable.

La garniture des portières se décolle pour exactement la même raison. Si les vôtres font des vagues, tout est sur la page panneaux de porte.

Beaucoup de clients viennent de toute la métropole, et certains de bien plus loin. L’adresse, l’accès depuis Lyon et les horaires sont sur la page pour venir à l’atelier.

Le chantier en vidéo

Ciel de toit d'une Mercedes W210 refait à l'atelier, de la dépose de la coque à la repose, en 52 secondes.

Les questions que l’on me pose

Qui répare le ciel de toit d'une voiture ?

Un sellier garnisseur, pas un garagiste. Le garage sait démonter, mais la garniture est un métier de tissu et de colle. Beaucoup de garages me confient d'ailleurs leurs ciels de toit, parfois déjà déposés.

Si vous êtes un professionnel et que vous préférez démonter vous-même, je prends la coque seule sans problème.

Quel prix pour refaire un ciel de toit ?

De 540 à 1 440 € TTC, soit 450 à 1 200 € HT. On part de 540 € sur une Polo ou une Golf 4 avec un tissu simple, et on atteint 1 440 € sur un véhicule très équipé comme un Porsche Cayenne, où il y a beaucoup plus à démonter.

Combien de temps faut-il pour changer un ciel de toit ?

Deux à trois jours d'immobilisation du véhicule. Certains ateliers annoncent une journée parce qu'ils ont la coque de rechange en stock et qu'ils ne font que ça. Je préfère travailler sur votre coque d'origine, et la colle a besoin de sécher entre deux couches.

Est-il possible de recoller un ciel de toit avec de la colle à papier peint ?

Non, et c'est une des astuces qui circulent le plus. La colle à papier peint est faite pour un mur qui ne bouge pas et ne chauffe pas. Dans une voiture en plein soleil, elle lâche, elle tache le tissu, et elle rend la coque plus difficile à rattraper ensuite.

Peut-on réparer un ciel de toit sans le démonter ?

Pas durablement. Le problème n'est pas la colle mais la mousse qui s'est désagrégée derrière le tissu. Tant qu'elle reste sur la coque, aucune colle passée par l'intérieur n'a de prise.

Le seul dépannage honnête en attendant, c'est quelques punaises dans le support.

Faut-il refaire tout le ciel de toit ou seulement la zone décollée ?

Tout, toujours. Quand une zone se décolle, la mousse est déjà morte sur toute la surface de la coque. Ne reprendre qu'un bout revient à repayer une dépose complète quelques mois plus tard.

Peut-on en profiter pour changer de couleur ?

Oui, et beaucoup le font. J'ai plus de 60 échantillons de tissu de ciel de toit en stock, donc on retrouve la teinte d'origine ou son équivalent. Si votre ciel est gris et que vous le voulez noir, c'est le bon moment.

Et si le véhicule a un toit ouvrant ?

Je le prends. Le toit ouvrant ajoute de la découpe et du démontage délicat, donc un peu de prix. Certains ateliers refusent ces véhicules pour cette raison.

J'en fais régulièrement, notamment sur Audi et sur Porsche.