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Univers

Bateau et extérieur

Bains de soleil, banquettes et sièges de bateau, taud et housses sur mesure, sièges de van et de camping-car, mobilier de jardin. Des toiles techniques et des mousses qui rendent l'eau, cousues pour tenir le sel, le soleil et la pluie.

Ce que contient cette page (11 sections)
  1. La mousse d’extérieur doit rendre l’eau, pas la garder
  2. Bains de soleil, banquettes et sièges de pilotage
  3. Le van aménagé, un intérieur qui vit dehors
  4. Les transats, l’exemple le plus simple de ce que je refais
  5. Le mobilier de jardin et les coussins d’extérieur
  6. Les toiles que je monte, et ce qui les différencie
  7. Le taud et les housses de protection
  8. Un bateau classique ne se traite pas comme un bateau de série
  9. Combien coûte un chantier de bateau ?
  10. Le bon moment, c’est l’hiver, pas le mois de juin
  11. Les erreurs à éviter en fin de saison
Le résumé, si vous êtes pressé

Une sellerie qui vit dehors ne se fait pas avec les mêmes matières qu'un habitacle : la mousse doit rendre l'eau au lieu de la garder, et la toile doit tenir les ultraviolets et le sel. Je refais bains de soleil, banquettes de bateau, sièges de van aménagé et coussins d'extérieur, en mousse à cellule ouverte et en toile technique.

Vos bains de soleil sont détendus, la banquette de votre bateau a pris l’eau, les sièges de votre van cuisent au soleil, ou les coussins du salon de jardin ont passé un hiver de trop ?

Dans presque tous les cas, la structure est encore bonne et seule la garniture est à refaire. C’est ce qui rend ce chantier bien moins cher qu’un remplacement.

Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. Une sellerie qui vit dehors ne se travaille pas comme un habitacle : elle prend le soleil toute la journée, elle reste mouillée la nuit, et sur un bateau elle prend le sel en plus.

Sur cette page, je vous explique pourquoi les matières ne sont pas les mêmes qu’en automobile, ce que je refais sur un bateau, un van ou du mobilier de jardin, du coussin au taud de protection, et à quel moment de l’année il vaut mieux s’y prendre.

La mousse d’extérieur doit rendre l’eau, pas la garder

Bain de soleil en toile rayée sur le pont d’un bateau en bois verni

Un bain de soleil qui vit dehors toute l'année, sur un bateau en bois. C'est exactement le cas où la mousse en dessous décide de la durée de vie du coussin, bien avant la toile.

C’est le point technique qui sépare vraiment les deux mondes, et personne n’en parle au moment d’acheter.

Une mousse d’habitacle est fermée : elle absorbe l’eau et la garde. Posée dehors, elle reste gorgée pendant des jours, elle moisit par en dessous et elle s’affaisse en une saison.

Sur tout ce qui vit dehors, j’utilise une mousse à cellule ouverte, conçue pour que l’eau traverse et que le coussin sèche de lui-même.

Le coussin paraît identique à la main. La différence se voit au deuxième printemps, quand l’un a séché et que l’autre sent le moisi.

Même logique sur la toile. Un simili d’intérieur se craquelle aux ultraviolets en deux étés. Les toiles techniques d’extérieur sont traitées pour tenir le soleil, et elles gardent leur teinte au lieu de virer.

Bains de soleil, banquettes et sièges de pilotage

Banquette de cockpit de bateau refaite en simili blanc, avec ses passepoils

Une banquette de cockpit refaite en simili blanc. Sur un bateau, la coiffe doit résister au sel et aux UV, et la mousse en dessous doit rendre l'eau plutôt que la garder.

C’est la demande la plus fréquente en bateau, et celle où l’écart entre un travail correct et un travail bâclé se voit le plus vite.

La mousse d’origine est rarement bonne quand la pièce arrive chez moi. Je la refais avec une mousse à cellules ouvertes, faite pour l’extérieur.

Comptez 600 à 2 400 € TTC pour un bain de soleil, selon les dimensions et les finitions.

Les dimensions changent tout : c’est pour ça que je ne chiffre jamais un bateau au téléphone.

Les bains de soleil et leurs toiles. C’est la demande la plus fréquente : la toile se détend, elle se déchire à la couture, et le cadre est encore bon.

Les banquettes et les boudins de dossier. Quand le support bois a pourri, je le refais à neuf avant de reposer mousses et coiffes.

Les sièges de pilotage, refaits en simili marine avec passepoils, comme sur les sièges de Riva qui sont passés à l’atelier.

Les housses de protection sur mesure, pour un semi-rigide comme pour un équipement précis à mettre à l’abri hors saison.

Sur une banquette très abîmée, le travail est une refabrication complète : bois refait à neuf, mousses neuves à cellule ouverte, coiffes cousues avec leurs passepoils. La pièce ressort à l’identique de ce qu’elle était neuve.

Le van aménagé, un intérieur qui vit dehors

Le van est un cas hybride, et c’est pour ça qu’il est ici et pas dans la restauration d’intérieur. L’habitacle est fermé, mais il vit comme un extérieur : forte exposition au soleil, humidité, usage intensif sur des périodes courtes.

Ce qui passe le plus à l’atelier sur ce type de véhicule :

  • Les sièges avant, souvent transformés sur la base de la structure d’origine plutôt que remplacés.
  • Les banquettes et les couchages arrière, avec les coussins et les broderies qui vont avec.
  • Les plateaux centraux de siège qui brûlent en été. Je change uniquement le tissu du plateau, je garde les bandeaux latéraux d’origine.

Siège de camping-car Bürstner dont le dossier est regarni en simili crème, l’assise d’origine encore en place, craquelée et pelée

Le dossier vient d'être regarni en simili crème. L'assise, encore d'origine, a craquelé et pelé.

Ce dernier point mérite d’être connu. Un client m’a demandé ça après une canicule : quatre plateaux centraux changés pour un tissu moins chaud, bandeaux conservés. Le résultat est propre et la facture n’a rien à voir avec une réfection complète des sièges.

Et le revêtement d’origine se voit vieillir de façon très visible : il ne s’use pas, il craquelle et il pèle, par plaques, toujours aux endroits les plus exposés.

Un camping-car n’est pas chauffé l’hiver et il monte très haut l’été. Le revêtement travaille donc beaucoup plus que dans une voiture, ce qui écarte d’emblée certaines matières, à commencer par le cuir pleine fleur.

Les transats, l’exemple le plus simple de ce que je refais

Sur une ancienne toile détendue, le cadre en aluminium est intact. Il n’y a donc aucune raison de jeter le transat : c’est la toile qui a fait son temps, pas la structure.

Deux transats à toile beige détendue et salie, avant réfection, devant l’atelierLe même transat avec sa toile neuve retendue sur son cadre d’origine

À gauche la toile d'origine, détendue et marquée par les saisons. À droite la même chaise avec sa toile neuve retendue sur le cadre d'origine, qui n'a pas été touché.

Le coût n’a rien à voir avec un rachat, et le résultat non plus : un cadre d’époque bien dessiné vaut mieux que la plupart de ce qui se vend aujourd’hui.

Le mobilier de jardin et les coussins d’extérieur

C’est la part la moins connue de l’atelier, et pourtant celle qui revient chaque printemps. Un salon de jardin de qualité a une structure qui tient vingt ans et des coussins qui en tiennent cinq.

Je refais les assises et les dossiers en mousse adaptée, avec une toile d’extérieur choisie avec vous. Quand le tissu d’origine n’existe plus, on assume le contraste plutôt que de chercher une correspondance approximative.

Et j’ajoute presque toujours une chose que le mobilier neuf n’a pas : une housse déhoussable et lavable. Une fermeture bien placée transforme un coussin d’extérieur en pièce qui passe en machine.

Les transats suivent la même logique que les bains de soleil : la structure se garde, la toile se change. C’est une remise à neuf complète pour le prix d’une toile.

Les toiles que je monte, et ce qui les différencie

Sur l’extérieur, la matière n’est pas un détail de finition : c’est elle qui décide combien de saisons la pièce va tenir. Voilà ce que je monte, et dans quel cas.

  • La toile ajourée tendue, du type Batyline, pour les bains de soleil et les transats. Elle se tend sur un cadre, elle laisse passer l’eau et l’air, et elle sèche presque instantanément.
  • La toile massive teintée dans la masse, du type Sunbrella, pour les coussins et les assises. La teinte est dans la fibre et non posée dessus, donc elle ne part pas au soleil.
  • Le simili marine, pour les sièges de pilotage et les banquettes de bateau. Il supporte le sel, il se nettoie d’un coup d’éponge et il se coud avec passepoil.

Le passepoil mérite un mot. C’est le petit bourrelet cousu dans la couture, sur le bord d’une assise. Il n’est pas décoratif : il protège la couture du frottement, et c’est presque toujours par là qu’une banquette lâche.

Le taud et les housses de protection

Taud blanc tendu au-dessus du cockpit d’un yacht

Un taud tendu au-dessus d'un cockpit. La tension est tout le sujet : une toile qui poche retient l'eau de pluie, et le poids finit par déformer l'armature.

Un taud ou un bimini ne se choisit pas en catalogue, il se relève sur le bateau, armature par armature.

Ce qui compte, c’est la tension. Une toile trop lâche fait une poche, la poche retient l’eau, et l’eau finit par tordre les arceaux.

Comptez environ 1 800 € TTC pour un ensemble housse de protection plus bimini.

Je fais aussi les tauds d’hivernage, qui ne servent que quelques mois mais qui décident de l’état du bateau au printemps.

C’est la prestation la moins connue, et probablement celle qui rapporte le plus au propriétaire. Une housse sur mesure coûte une fraction de ce qu’elle protège, et elle évite l’essentiel du vieillissement.

Je taille des housses pour les semi-rigides, pour les consoles, pour les sièges laissés en place hors saison, et pour à peu près tout équipement qui reste dehors. La cote se prend sur la pièce, pas sur un catalogue.

La différence avec une housse du commerce se voit au premier coup de vent. Une housse trop large fait voile, elle bat, et elle use la surface qu’elle devait protéger. Une housse ajustée ne bouge pas.

Coussins de pont sur le pont avant d’un voilier Housse de protection sur mesure posée sur un bateau à moteur

À gauche, des coussins de pont sur un voilier : ils prennent le soleil toute la journée et l'eau de mer par-dessus. À droite, une housse de protection taillée pour le bateau, et non un modèle standard tendu dessus.

Un bateau classique ne se traite pas comme un bateau de série

Sur un bateau ancien, la sellerie fait partie de la valeur du bateau, au même titre que le vernis et les bois.

J’ai eu des sièges de Riva à refaire entièrement, et c’est le même raisonnement que sur une voiture de collection : je relève le dessin sur la pièce d’origine, je garde les proportions, et je ne modernise pas une ligne sous prétexte qu’on saurait faire autrement.

Sur ces bateaux-là, le passepoil, l’espacement des coutures et la teinte comptent autant que le confort. Un acheteur les regarde, exactement comme il regarderait la sellerie d’une ancienne.

Pour un bateau de série, l’arbitrage est différent : on cherche d’abord la tenue dans le temps et la facilité d’entretien. Les deux approches sont légitimes, elles ne répondent simplement pas à la même question.

J’ai passé neuf mois sur les yachts de Saint-Martin pendant mon Tour de France, et c’est là que j’ai appris à traiter une toile d’extérieur. Le reste de mon parcours est sur la page de l’atelier.

Combien coûte un chantier de bateau ?

Le bateau est ce qui balaye le plus large de tout ce que je fais, alors autant donner des repères plutôt qu’un chiffre unique qui ne voudrait rien dire.

Un bain de soleil va de 600 à 2 400 € TTC, soit 500 à 2 000 € hors taxes, et il peut dépasser. Ce qui fait varier : les dimensions, le fait de refaire ou non les mousses, et les finitions. Des coutures en losange ou une broderie au nom du bateau, ce n’est pas le même travail qu’une coiffe simple.

Un ensemble housse de protection plus bimini tourne autour de 1 800 € TTC, soit 1 500 € hors taxes.

Pour un van ou un camping-car, comptez 1 800 à 4 800 € TTC, soit 1 500 à 4 000 € hors taxes, pour les deux sièges avant et l’espace salon.

⚠️ Je ne donne pas de prix au téléphone sur un bateau. Les dimensions changent tout, et l’état des mousses existantes ne se juge pas sur une description. Envoyez-moi des photos avec un mètre posé dessus, c’est ce qui me permet de répondre vite et juste.

Le bon moment, c’est l’hiver, pas le mois de juin

Il y a une saison pour ce chantier, et ce n’est pas celle que les gens choisissent. Tout le monde appelle en juin, quand le bateau doit être prêt et que le salon de jardin ressort.

Le bon moment, c’est l’automne et l’hiver. Les pièces déposées ne vous manquent pas, les délais sont courts, et vous récupérez tout avant la première belle journée au lieu de la regarder passer.

Sur le prix, je ne publie pas de fourchette sur cet univers. Entre retendre une toile de transat et refabriquer une banquette de bateau avec son support bois, l’écart est trop large pour qu’un chiffre moyen ait un sens. Le devis se fait sur photos, sous 24 heures.

Les erreurs à éviter en fin de saison

Elles sont peu nombreuses, et elles se ressemblent toutes :

  • Ne pas ranger une toile ou un coussin encore humide. C’est l’erreur numéro un de la fin de saison, et c’est celle qui détruit le plus de sellerie d’extérieur.
  • Ne pas remplacer une mousse d’extérieur par une mousse de canapé. Elle coûte moins cher, elle est plus confortable au premier essai, et elle est morte à la fin de l’été.
  • Ne pas plier une toile toujours au même endroit. Le pli finit par casser les fibres, et la déchirure part de là.

Si une pièce de votre bateau, de votre van ou de votre mobilier extérieur est fatiguée, envoyez-moi des photos : la pièce entière et un gros plan de la zone abîmée suffisent. Les pièces peuvent aussi m’être expédiées si vous n’êtes pas dans la région.

Deux chantiers de cet univers sont racontés en entier : le remplacement des toiles de bains de soleil et cette réfection de sièges de van.

Côté bateau, coussins de pont, banquette de cockpit, taud et housses, la page sellerie de bateau reprend la méthode et les fourchettes de prix.

Et pour un van aménagé ou un camping-car, sièges cabine, banquette et couchage, tout est sur la page sellerie de van et de camping-car.

Et pour le mobilier de jardin précisément, toiles de transat et coussins d’extérieur, la page refaire son mobilier de jardin donne les prix pièce par pièce.

Le mobilier professionnel relève de la même logique, avec une exigence de plus sur la matière : fauteuils de soins, tabourets et salles d’attente sont traités sur la page réfection de fauteuil de cabinet médical. Le chantier le plus connu de cette famille, ce sont les assises des vestiaires de l’Olympique Lyonnais, refaites au Groupama Stadium.

Un chantier de cet univers, en vidéo

Deux sièges de bateau refaits en entier : structure et bois repris, mousse à cellule ouverte pour l'extérieur, coiffes en simili avec leurs passepoils, en 47 secondes.

Les prestations de cet univers

  • Refaire la sellerie d'un van ou d'un camping-car

    Un van vit avec sa sellerie toute l'année, et souvent au soleil. **Le vrai ennemi ici, c'est la chaleur**, pas l'usure : un tissu sombre monte à des températures qui rendent la cabine invivable et qui cuisent la mousse. **De 1 800 à 4 800 € TTC** pour les deux sièges avant plus l'espace salon.

  • Refaire la sellerie de son bateau

    Une sellerie de bateau ne se refait pas comme une sellerie de voiture. **Ce qui la détruit, ce n'est pas l'usure, c'est l'eau qui reste dedans.** Je travaille avec une mousse à cellules ouvertes qui laisse l'eau traverser au lieu de la garder. **De 600 à 2 400 € TTC** selon les dimensions et selon qu'on change les mousses ou seulement les toiles.

  • Refaire son mobilier de jardin plutôt que le racheter

    Sur un salon de jardin, **ce qui lâche n'est presque jamais la structure**. Le cadre en aluminium ou en teck est encore bon, c'est la toile qui s'est détendue et la mousse qui a bu. **Je regarnis sur le cadre d'origine, de 360 à 1 200 € TTC** selon le nombre de pièces.

  • Réfection de fauteuil de cabinet médical

    Un fauteuil de soins ne se remplace pas parce que son revêtement a craqué : **la partie mécanique, hydraulique et électrique vaut bien plus cher que la garniture**. Je regarnis sur la structure d'origine, en matière certifiée pour le médical. **Comptez 1 200 € TTC pour un fauteuil et deux assises, 3 600 à 4 800 € TTC pour un cabinet entier.**

Les questions que l’on me pose

Pourquoi ne pas utiliser la même mousse que dans une voiture ?

Parce qu'une mousse d'habitacle garde l'eau au lieu de la rendre. Sur un bateau ou un salon de jardin, elle reste gorgée, elle moisit par en dessous et elle s'affaisse en une saison. J'utilise une mousse à cellule ouverte, conçue pour que l'eau traverse et que le coussin sèche.

C'est le point technique qui sépare une sellerie d'extérieur d'une sellerie d'intérieur.

Combien de temps tient une toile d'extérieur ?

Cela dépend de la toile et de l'exposition. Une toile technique correctement choisie tient plusieurs saisons complètes sans se déteindre ni se déchirer aux angles. Ce qui tue une toile, ce n'est presque jamais l'usure d'assise, c'est le soleil et le pliage à répétition sur le même pli.

Faut-il apporter le bateau ?

Non, et c'est rarement pratique. Vous m'apportez les pièces déposées : coussins, banquettes, dossiers. Sur les chantiers plus lourds, je me déplace pour prendre les cotes. Les pièces peuvent aussi m'être expédiées, je les refais et je vous les renvoie.

Peut-on refaire une banquette dont le bois est pourri ?

Oui, c'est même courant sur un bateau. Je refais le support bois à neuf, je pose des mousses neuves adaptées à l'extérieur, puis je réalise les coiffes. Une banquette se refabrique à l'identique à partir de l'ancienne, même en très mauvais état.

Vous faites aussi les vans aménagés et les camping-cars ?

Oui. Sièges avant, banquettes arrière, coussins et rideaux. Un motif revient chaque été : les sièges qui brûlent au soleil. Changer le plateau central pour un tissu moins chaud, sans toucher aux bandeaux, coûte bien moins cher que de refaire les sièges entiers.