Univers
Sellerie moto
Selle confort, selle sur mesure, recouvrement et reprise de mousse. Je retaille la mousse à votre morphologie avant de recouvrir : c'est ce qui change tout sur les longs trajets. Sacoches et pièces cuir sur demande.
Ce que contient cette page (10 sections)
- Les trois parties d’une selle, et celle qui décide
- Une selle confort, ça se travaille en creux autant qu’en épaisseur
- Quatre chantiers différents derrière « refaire une selle »
- Une selle sur mesure, du fond de selle à la couture
- Ce que je monte comme matières, et pour quel usage
- La personnalisation, brodée et cousue
- Sur quelles motos je travaille ?
- Combien coûte une selle refaite ?
- Combien de temps, et faut-il amener la moto ?
- Les erreurs à éviter avec une selle
Le résumé, si vous êtes pressé
Une selle de moto se refait en trois parties : le fond de selle, la mousse et la coiffe. C'est la mousse qui décide du confort, pas le revêtement : je la retaille à votre morphologie avant de recouvrir. Comptez une selle qui reste à l'atelier, pas la moto, ce qui permet de continuer à rouler pendant le chantier.
Vous rentrez d’une sortie de 200 km avec mal au bas du dos, ou votre selle prend l’eau parce que la couture du haut a lâché ?
Ce sont les deux motifs d’appel, et ils ne demandent pas du tout le même travail. Le premier se règle dans la mousse, le second dans la coiffe.
Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. En sellerie moto, tout se joue sur ce qu’il y a sous le revêtement : on peut poser une coiffe neuve sur une mousse fatiguée, ce sera joli un an et ça ne changera rien à votre dos.
Sur cette page, vous trouverez les quatre types de chantier que je fais sur une selle, comment se travaille une selle confort, et pourquoi vous n’avez presque jamais besoin de m’amener la moto entière.
Les trois parties d’une selle, et celle qui décide
Une selle, ce sont trois éléments empilés, et je peux intervenir sur chacun séparément :
- Le fond de selle, la coque en plastique ou en métal qui porte tout. Il se répare quand il est fissuré, il se refabrique quand il est cassé.
- La mousse, taillée, poncée et galbée. C’est elle qui donne la position d’assise et le confort réel.
- La coiffe, le revêtement visible, en simili, en cuir, en alcantara ou en tissu technique.
La mousse est la seule des trois qui décide de ce que vous ressentez à 100 km. Les deux autres décident de la tenue dans le temps et de l’allure.
C’est exactement le même raisonnement que sur un siège de voiture, où je regarde la mousse avant la coiffe : le revêtement se voit, la mousse se sent.
Une selle confort, ça se travaille en creux autant qu’en épaisseur

Une mousse de selle tracée au feutre avant la découpe. C'est ce tracé qui décide de la position d'assise, donc du confort réel.
Beaucoup de gens arrivent en demandant « plus épais ». C’est rarement la bonne réponse.
Une mousse trop épaisse vous remonte de deux centimètres. Sur une moto où vous touchiez le sol des deux pieds, vous n’y êtes plus, et le gain de confort est annulé par la perte d’assurance à l’arrêt.
Le vrai travail porte sur la densité et sur le galbe. Je trace, je découpe, je ponce, et je reprends jusqu’à ce que l’assise soutienne le bassin au bon endroit.
Sur certaines selles, le confort se gagne en creusant une zone d’assise, pas en ajoutant de la matière par-dessus.
C’est ce travail-là qui explique pourquoi deux selles d’aspect identique ne se valent pas du tout après 30 km. Le résultat ne se voit pas sur une photo, il se sent sur la route.
Quatre chantiers différents derrière « refaire une selle »

Une selle et son dosseret passager refaits ensemble. Les deux pièces se traitent dans le même passage à l'atelier, sinon les matières ne s'accordent jamais tout à fait.
Le recouvrement simple. La mousse est encore bonne, la coiffe est morte. Je refais uniquement le revêtement, à l’identique ou avec un dessin différent.
La selle confort. C’est le chantier le plus demandé. Je retaille la mousse à votre morphologie et à votre usage, puis je recouvre.
La selle sur mesure, de A à Z. Fond de selle, mousse et coiffe refaits en entier. C’est ce qu’on fait sur un chopper ou sur une préparation.
La réparation ponctuelle. Une couture qui a lâché, un angle percé, une mousse enfoncée à un seul endroit. Ça se reprend sans tout refaire.
S’y ajoutent les pièces annexes : housses de selle, sangles, sacoches et pièces cuir, généralement demandées en même temps qu’une selle pour que les matières s’accordent.
Une selle sur mesure, du fond de selle à la couture

Le bloc de mousse brut, avant tout travail. À ce stade la selle n'a encore aucune forme : tout se décide au tracé et à la découpe.
Sur un custom ou une préparation, je pars parfois de zéro. Il n’y a plus de selle utilisable, juste une moto et une envie.
Le fond de selle vient en premier. C’est la pièce qui porte tout et que personne ne voit : s’il est voilé ou fissuré, la mousse travaille de travers et la coiffe plisse au bout de deux mois.
Ensuite la mousse, collée, tracée, découpée puis poncée jusqu’à la forme voulue. C’est l’étape la plus longue, et de loin.
La coiffe arrive en dernier. Elle se coupe en gabarit à plat, se coud, puis se tend sur la mousse. Une coiffe bien tendue ne fait aucun pli à l’arrêt.
Ce que je monte comme matières, et pour quel usage

Une selle d'enduro avec ses bandes agrippantes. Sur ce type de moto, on cherche l'inverse d'une selle de route : tenir le pilote quand il glisse vers l'avant.
Le simili couvre la grande majorité des chantiers. Il tient la pluie, il ne craint pas le soleil, il se nettoie à l’éponge, et il existe dans assez de grains et de couleurs pour tout faire.
Le cuir se réserve aux motos qui dorment à l’abri. Il est superbe et il vieillit bien, mais une selle en cuir laissée dehors toute l’année boit l’eau.
Les matières agrippantes se posent en bandes ou sur toute l’assise, sur l’enduro et sur les sportives. Elles empêchent de glisser à l’accélération.
L’alcantara et les surpiqûres contrastées relèvent de la finition. C’est souvent ce qui décide un propriétaire à faire refaire une selle encore correcte.
Une remarque qui revient souvent : le noir n’est pas obligatoire. J’ai monté du simili blanc sur un Harley Sportster, du vert sur un Ducati Streetfighter, du bleu sur un Ténéré. Ce qui compte, c’est que la selle réponde au réservoir, pas qu’elle disparaisse.
La personnalisation, brodée et cousue

Une selle matelassée terminée. Le matelassage n'est pas qu'esthétique : il répartit l'appui et casse la sensation de planche sur les longues distances.
Beaucoup de motards profitent d’une réfection pour faire poser un nom, un numéro ou un logo. La broderie se fait à plat sur le simili, avant l’assemblage de la coiffe.
Le matelassage est l’autre demande fréquente. Losanges, bandes longitudinales ou surpiqûres simples : le dessin se choisit ensemble, sur photo.
Je fais aussi les pièces qui vont avec : housse de selle, sangle, dosseret passager, sacoches. Quand elles sont refaites dans la même matière et le même fil, l’ensemble se tient.
Le bon moment pour personnaliser, c’est quand la selle passe à l’atelier de toute façon. Ajouté après coup, c’est un deuxième démontage.
Sur quelles motos je travaille ?
Sur tout ce qui a une selle, et je ne dis pas ça pour faire large. Sur les derniers mois, l’atelier a vu passer :
- Des roadsters et des trails, Honda Hornet 1000 et Transalp, Triumph Trident 660, Yamaha Ténéré 700.
- Des customs et des choppers, Harley Sportster et Harley 1340, avec fond de selle refait quand il le fallait.
- Des sportives, Ducati Panigale et Streetfighter V2, où la contrainte est autant esthétique que fonctionnelle.
- De l’enduro, une Gas Gas 350 ECF, où c’est la tenue au grip et la finesse de la mousse qui comptent.
- Du vintage, une Honda DAX reprise entre réparation de mousse, housse neuve et sangle.
Aucune de ces selles n’a demandé le même travail. Une selle d’enduro doit rester fine et accrocher, une selle de custom doit porter sur la longueur, une selle de sportive doit tenir le pilote en place au freinage.
J’ai dirigé la sellerie d’un préparateur moto lyonnais pendant deux ans avant d’ouvrir mon atelier, sur des Triumph, des Royal Enfield et des Moto Guzzi. Mon parcours complet explique ce que ça change sur une selle.
Combien coûte une selle refaite ?
Trois niveaux, selon ce qu’on refait, et c’est le travail de mousse qui les sépare.
840 € TTC, soit 700 € hors taxes, pour du gel plus une mousse par-dessus et une coiffe neuve. C’est le maximum de confort, celui que je conseille pour de la longue distance.
600 € TTC, soit 500 € hors taxes, pour une mousse retaillée au bon galbe et une coiffe neuve. C’est ce que je fais le plus, et c’est le meilleur rapport confort-prix : le gel coûte cher, et sur la plupart des motos une mousse bien travaillée règle déjà le problème.
480 € TTC, soit 400 € hors taxes, pour une coiffe seule, quand la mousse est encore bonne. Le chiffre monte avec les finitions : coutures en losange, broderie, liserets, passepoils.
Le gabarit compte aussi. Une selle de Harley et une selle de sportive ne demandent ni la même surface ni le même temps.
⚠️ Dès qu’on touche à la mousse, la coiffe d’origine ne va plus. La forme a changé, ce qui tombait juste avant ne tombe plus. Une selle confort implique donc toujours une coiffe neuve : ce n’est pas une option qu’on ajoute, c’est une conséquence.
Combien de temps, et faut-il amener la moto ?
Non, dans la plupart des cas. Vous déposez la selle, pas la moto. C’est le gros avantage de la sellerie deux-roues sur l’automobile : la dépose prend quelques minutes et deux vis sur la plupart des modèles.
Ceux qui ont une selle de rechange continuent à rouler pendant le chantier. Les autres récupèrent leur moto immobilisée quelques jours seulement, et uniquement s’ils ne peuvent pas rouler sans.
Sur le prix, je ne publie pas de fourchette pour ce poste, et c’est assumé. Entre un recouvrement de coiffe et une selle sur mesure refaite du fond à la couture, l’écart est tel qu’un chiffre moyen tromperait plus qu’il n’aiderait. Le devis se fait sur photos, sous 24 heures.
Pour une selle, la moto reste chez vous : seule la selle voyage. Si vous préférez passer, l’adresse et les horaires de l’atelier sont sur sa page.
Les erreurs à éviter avec une selle
Trois habitudes reviennent, et elles finissent toutes par coûter une selle entière :
- Ne pas rouler avec une coiffe percée. L’eau entre, la mousse la garde, et une mousse gorgée d’eau se dégrade en une saison. Une petite déchirure se répare, une mousse pourrie se remplace.
- Ne pas scotcher une déchirure. La colle du ruban adhésif laisse un résidu sur le revêtement voisin, et il faut le retirer avant de pouvoir coudre proprement.
- Ne pas ajouter un gel ou un coussin par-dessus. Ça masque le problème une sortie ou deux, et ça déplace l’appui sans jamais le corriger.
Sur ce dernier point, je suis catégorique. Un coussin posé sur une mauvaise mousse ne résout rien, il change juste l’endroit où vous aurez mal.
Si votre selle est fatiguée ou si vous ne tenez plus la distance, envoyez-moi deux photos : la selle vue de dessus et vue de profil, plus votre taille et le type de trajets que vous faites. Je réponds sous 24 heures.
Pour aller plus loin, il y a le guide complet de la réfection de selle, puis trois chantiers racontés en entier : une selle confort, une Triumph Made for Twin et une Ducati personnalisée.
Un chantier de cet univers, en vidéo
Les prestations de cet univers
Refaire une selle moto en version confort
Une selle inconfortable ne se règle pas en changeant la housse. **Le confort vient de ce qu'il y a dessous**, de la densité et du galbe. Je reprends votre selle d'origine et je retaille la mousse à votre morphologie. **De 480 à 840 € TTC** selon qu'on refait la coiffe seule, la mousse, ou le gel et la mousse.
Les questions que l’on me pose
Une selle confort, c'est juste une mousse plus épaisse ?
Non, et c'est l'erreur la plus répandue. Une mousse trop épaisse vous remonte et vous fait perdre l'appui au sol, ce qui est pire que l'inconfort de départ. Le travail porte sur la densité et sur le galbe, pour que l'assise soutienne le bassin au bon endroit.
Sur certaines selles, le confort se gagne en creusant, pas en ajoutant.
Faut-il m'amener toute la moto ?
Non. Dans la grande majorité des cas, je ne travaille que sur la selle, que vous déposez vous-même en quelques minutes. Vous continuez à rouler pendant le chantier si vous avez une selle de rechange. C'est le gros avantage de la moto sur l'automobile.
Peut-on garder l'aspect d'origine ?
Oui, et c'est ce que demandent beaucoup de propriétaires de youngtimers. Je relève le dessin de la coiffe d'origine et je le refais à l'identique, avec le même type de grain et les mêmes coutures. Un dessin d'origine bien refait ne se voit pas, et c'est exactement le but.
Vous travaillez sur quelles motos ?
Sur tout ce qui a une selle. Roadster, trail, custom, sportive, enduro et vintage. J'ai fait des Honda Hornet et Transalp, des Triumph Trident et Scrambler, des Harley Sportster et des choppers, des Ducati Panigale et Streetfighter, des Yamaha Ténéré, des Gas Gas d'enduro et des Honda DAX.
Combien coûte la réfection d'une selle de moto ?
Le prix dépend du travail de mousse et du revêtement choisi, et l'écart est large entre un simple recouvrement et une selle confort retaillée. Je ne publie pas de fourchette que je ne pourrais pas tenir. Envoyez-moi deux photos de la selle, dessus et de profil : je réponds sous 24 heures.