Porsche Cayenne, 2002 à 2017
Ciel de toit de Porsche Cayenne
Ce que contient cette page (7 sections)
- D’où vient l’écart de prix, précisément
- Le panoramique, le point le plus délicat du chantier
- Le déroulé, sur un véhicule de cette taille
- Ce que je vous conseille avant de vous engager
- Le tissu, et pourquoi il ne fait pas le prix
- Si vous apportez la coque déjà déposée
- Ce que je vérifie avant de rendre la voiture
Le résumé, si vous êtes pressé
Le Cayenne est le véhicule le plus cher de ma grille sur le ciel de toit, et ce n'est pas à cause de la marque. Il y a beaucoup plus à démonter, souvent avec un toit ouvrant. Comptez 1 440 € TTC, soit 1 200 € hors taxes, et deux à trois jours.
Le ciel de toit de votre Cayenne s’affaisse, et vous vous attendez à une note salée parce que c’est une Porsche ?
C’est effectivement le plus cher de ma grille, 1 440 € TTC, mais l’écusson n’y est pour rien. C’est le volume de démontage qui décide.
Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. Le Cayenne est le seul véhicule que je cite spontanément comme sortant de ma fourchette habituelle.
Vous trouverez ici d’où vient exactement cet écart de prix, ce que le toit ouvrant panoramique change, et pourquoi certains ateliers refusent ces voitures.
D’où vient l’écart de prix, précisément
Mon prix de départ sur le ciel de toit est de 540 € TTC. Le Cayenne est à 1 440 € TTC, soit 1 200 € hors taxes, et je préfère l’annoncer avant qu’après.
Ce n’est pas une question de marque. Je ne facture pas un Porsche plus cher parce que c’est un Porsche : je facture le temps que je passe dessus.
C’est un grand véhicule, donc une grande coque. Plus de surface à décaper, à dégraisser et à encoller, et l’étape de nettoyage est déjà la plus longue du chantier sur n’importe quelle voiture.
Et c’est un véhicule très équipé. Il y a beaucoup de garnitures, d’éclairages et de capteurs à déposer et à rebrancher dans le pavillon, chacun demandant sa précaution.
Le panoramique, le point le plus délicat du chantier

La découpe de toit ouvrant sur une coque de ciel de toit, ici sur une Audi A1. Le principe est le même sur un Cayenne, en beaucoup plus grand : c'est ce contour étroit qui rend la pièce fragile.
La plupart des Cayenne que je vois ont un toit ouvrant, souvent panoramique, et c’est le point le plus délicat du chantier.
La coque est percée en son milieu. Le contour qui reste est étroit et souple, et il se vrille dès qu’on force en le sortant de l’habitacle.
À la repose, il faut retendre le tissu tout autour de cette ouverture sans laisser un seul pli, sur quelques centimètres de large.
Il y a des selliers qui ne prennent pas ces véhicules, parce que c’est long et qu’un faux mouvement abîme une pièce coûteuse. Ce n’est pas mon cas.
Le déroulé, sur un véhicule de cette taille

Un Porsche Cayenne à l'atelier pendant la reprise de son ciel de toit. C'est le véhicule qui sert de référence haute dans ma grille de prix, à cause du volume de démontage qu'il demande.
Je débranche la batterie en premier, systématiquement. Sur un véhicule aussi électronique, c’est la précaution qui évite les mauvaises surprises.
Viennent ensuite les montants, les plafonniers, les poignées, les pare-soleil et tout ce qui est fixé au pavillon. C’est la partie qui prend le plus de temps sur ce modèle.
La coque part sur l’établi. Le vieux tissu se retire avec sa mousse, puis je gratte et dégraisse la totalité de la surface.
J’encolle en deux couches, avec un séchage entre les deux, avant de tendre le tissu neuf. C’est ce qui garantit que ça ne redescendra pas.
Ce que je vous conseille avant de vous engager
Envoyez-moi des photos avant qu’on parle chiffre. Sur ce modèle plus que sur tout autre, le prix dépend de l’équipement réel de votre voiture.
Je chiffre avant de commencer, jamais après. Sur une voiture de cette valeur, personne n’a envie d’une découverte en cours de chantier, moi le premier.
Et si vous êtes un professionnel qui sait déposer la coque, apportez-la moi seule : on ajuste le prix en conséquence.
Le tissu, et pourquoi il ne fait pas le prix
C’est le point qui surprend le plus quand on parle chiffres sur un véhicule de cette gamme. Le tissu coûte à peu près la même chose sur toutes les voitures.
Ce qui change, c’est la quantité. Sur une compacte il faut environ deux mètres de matière ; sur un grand véhicule, davantage. L’écart de matière entre une Golf et un Cayenne existe, mais il est marginal devant le reste.
Ce qui fait vraiment le prix, c’est le temps. Le démontage, le grattage de la mousse morte sur une grande surface, le séchage entre les deux couches de colle, et le remontage de tout ce qui vit dans le pavillon.
J’ai plus de soixante références de tissu de ciel de toit en stock, ce qui permet de retrouver la teinte d’origine ou son équivalent sans commander. Et quand un client veut absolument le tissu d’origine du constructeur, il se commande, souvent en Hollande, avec un délai en plus.
Si vous apportez la coque déjà déposée
C’est plus fréquent qu’on ne croit sur ce type de véhicule, parce que beaucoup de propriétaires passent par leur garage habituel pour la partie démontage.
Dans ce cas, c’est moins cher. Je ne facture pas des heures de démontage que je n’ai pas faites. Si la dépose représente la moitié du chantier et que vous l’avez assurée, le devis en tient compte.
Dites-le moi dès le premier message. C’est l’information qui fait le plus varier un devis sur un Cayenne, davantage que la teinte ou la matière.
Ce que je vérifie avant de rendre la voiture
Trois points, systématiquement, et ils comptent particulièrement sur un véhicule aussi équipé.
Que tout ce qui a été débranché refonctionne : plafonniers, capteurs, éclairages d’ambiance, commandes de toit ouvrant.
Que la tension du tissu soit régulière, en particulier autour de la découpe du toit ouvrant, où le moindre pli se voit à contre-jour.
Et qu’aucune garniture ne joue au remontage. Un montant qui claque en roulant est le genre de détail qui gâche un chantier par ailleurs réussi.
Ma façon de construire un prix est détaillée sur la page comment je fixe mes prix, et le déroulé complet d’un chantier de ciel de toit est sur la page prestation.
Le chantier en vidéo
Les questions que l’on me pose
Pourquoi le ciel de toit d'un Porsche Cayenne coûte-t-il plus cher ?
Ce n'est pas l'écusson, c'est le démontage. Le Cayenne est un grand véhicule très équipé : beaucoup de garnitures, de capteurs et d'éclairages à déposer, et une coque volumineuse à sortir sans la vriller.
Comptez 1 440 € TTC, soit 1 200 € HT.
Le toit ouvrant panoramique complique-t-il le chantier ?
Oui, c'est le point le plus délicat. La coque est percée et son contour devient fin et souple. Elle se déforme facilement à la dépose, et la tension du tissu autour de la découpe ne pardonne aucun pli.
Certains ateliers refusent-ils les véhicules à toit ouvrant ?
Oui, et c'est un motif de refus assez courant. C'est long, et un faux mouvement abîme une pièce chère. Je les prends sans difficulté, sur Porsche comme sur Audi. Ça ajoute du temps, donc du prix, mais jamais un refus.
Peut-on refaire le ciel de toit d'un Cayenne sans dépose ?
Non. Comme sur toutes les voitures de cette période, c'est la mousse derrière le tissu qui s'est décomposée, pas la colle. Une colle passée depuis l'habitacle se déposerait sur de la poussière, et sur un véhicule de cette valeur ce serait une très mauvaise économie.
Le prix comprend-il le démontage et le remontage ?
Oui, tout est compris : dépose, nettoyage, tissu, colle et repose. Je ne facture pas le démontage séparément.
Si vous êtes un professionnel et que vous m'apportez la coque déjà déposée, dites-le moi, on ajuste.