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Prestation

Refaire la sellerie d'un van ou d'un camping-car

Sièges cabine, banquette, coin salon et couchage : je refais l'intérieur des vans aménagés et des camping-cars. Atelier à Chaponost, près de Lyon.

Ce que contient cette page (7 sections)
  1. La chaleur avant l’usure
  2. Ce qui part à l’atelier, ce qui reste dans le van
  3. Combien coûte la sellerie d’un van ou d’un camping-car ?
  4. Le patron se relève sur vos pièces
  5. Le couchage, la pièce qu’on oublie de compter
  6. Par quoi commencer si le budget est serré ?
  7. Un chantier de van raconté en entier
Le résumé, si vous êtes pressé

Un van vit avec sa sellerie toute l'année, et souvent au soleil. Le vrai ennemi ici, c'est la chaleur, pas l'usure : un tissu sombre monte à des températures qui rendent la cabine invivable et qui cuisent la mousse. De 1 800 à 4 800 € TTC pour les deux sièges avant plus l'espace salon.

Vos sièges de cabine sont brûlants l’été, râpés aux angles, et la banquette du salon a pris le pli du couchage ?

Dans un van, ce n’est pas l’usure qui décide, c’est la chaleur. Elle cuit la mousse avant que le revêtement ne lâche.

Je suis Charles Bailly, sellier garnisseur à Chaponost, près de Lyon. Je refais les sièges cabine, les banquettes, les coins salon et les couchages de vans aménagés et de camping-cars, sur des matières choisies pour ce que vit un véhicule qui dort dehors.

Cette page explique ce qui abîme réellement une sellerie de van, ce qui se dépose et ce qui reste à bord, ce que ça coûte, et par quoi commencer quand on ne veut pas tout faire d’un coup.

La chaleur avant l’usure

Deux sièges avant de camping-car Fiat Ducato refaits en simili beige, debout dans l’atelier

Les deux sièges cabine d'un camping-car Bürstner sur base de Fiat Ducato, refaits en simili beige. La teinte claire n'est pas qu'un choix d'aspect : c'est elle qui empêche le siège de devenir brûlant.

Un van, c’est une grande surface vitrée garée en plein soleil, souvent des journées entières, et rarement à l’ombre.

Un revêtement sombre absorbe cette chaleur au lieu de la renvoyer. Le siège devient inconfortable à toucher, mais surtout la mousse dessous monte en température, cycle après cycle, et elle durcit.

C’est pour ça que je pousse souvent vers une teinte claire sur les sièges cabine. Ça se salit un peu plus vite, c’est vrai, mais ça se nettoie, alors qu’une mousse cuite ne se rattrape pas.

Le second ennemi, c’est l’humidité du couchage. Un van fermé la nuit avec deux personnes dedans, c’est de la condensation, et elle descend dans la mousse de la banquette.

Ce qui part à l’atelier, ce qui reste dans le van

Les sièges cabine se déposent, et c’est ce qui rend le chantier facile à organiser.

Vous les sortez du véhicule, vous me les apportez, et le van reste chez vous. Pour beaucoup de propriétaires c’est décisif : le véhicule est aussi la maison de vacances, et l’immobiliser pose un vrai problème.

La banquette et le coin salon sont un autre sujet. Selon la façon dont l’aménageur les a fixés, soit les assises se démontent et suivent le même chemin, soit il faut que le véhicule vienne. Une photo du montage suffit à trancher, je vous le dis avant de commencer.

Combien coûte la sellerie d’un van ou d’un camping-car ?

De 1 800 à 4 800 € TTC, soit 1 500 à 4 000 € hors taxes, pour un ensemble complet : les deux sièges avant plus l’espace salon.

  • Les deux sièges cabine seuls, sur des structures saines, sont le bas de la fourchette. C’est là que commencent la plupart des chantiers, parce que ce sont eux qui se dégradent en premier.
  • L’ensemble complet, sièges, banquette, coin salon et couchage, monte vers le haut. Le nombre de pièces fait le prix, pas leur difficulté : un van aménagé en compte beaucoup plus qu’une voiture.
  • Une pièce seule se traite aussi. Rien n’oblige à tout prendre d’un coup.

⚠️ Ce que je ne fais pas, et il vaut mieux le savoir tout de suite : ni la menuiserie, ni les mécanismes de store, ni l’électricité. Je fais la sellerie et les pièces cousues.

Un van demande quatre mètres de matière là où une compacte en demande deux, et ça se voit sur la facture. Voilà comment je chiffre.

Le patron se relève sur vos pièces

Appuie-tête de siège de van en tissu sombre posé sur un établi, tracé à la craie

Un appuie-tête de Ford Transit aménagé, tracé sur l'établi avant découpe. Les traits blancs sont les repères de couture relevés sur la pièce d'origine.

Les sièges de van et de camping-car ne se trouvent pas en coiffe toute faite. Les aménageurs montent des sièges de série qu’ils habillent eux-mêmes, souvent en petite série, parfois à l’unité.

Je relève donc chaque pièce avant de la découdre, appuie-tête compris. Elle me donne l’écartement des coutures, la place des passages de sangle et la façon dont la garniture était tendue.

C’est le seul moyen de retomber juste sur un siège qui pivote, qui s’incline, et qui doit laisser passer une ceinture.

Le couchage, la pièce qu’on oublie de compter

On me parle des sièges, presque jamais du couchage. C’est pourtant lui qui concentre le plus de nuits et le plus d’humidité.

Une banquette qui se transforme en lit encaisse deux choses en même temps : une compression au même endroit chaque nuit, et la condensation d’un habitacle fermé. La mousse s’affaisse au milieu, et l’affaissement ne se voit pas tant qu’on n’a pas dormi dessus.

Le remède est le même que sur un bateau : une mousse qui ne garde pas l’humidité, et une densité choisie pour un usage couché, pas pour un usage assis. Ce ne sont pas les mêmes mousses, et c’est une erreur fréquente chez les aménageurs en série.

Par quoi commencer si le budget est serré ?

Par le siège conducteur, presque toujours. C’est lui qui prend le soleil de face, le frottement des entrées et sorties, et les heures de route.

Ensuite le siège passager, pour que la cabine reste cohérente. Deux sièges qui ne se ressemblent plus, ça se voit tout de suite quand on ouvre la porte latérale.

Le coin salon vient en dernier, et souvent une saison plus tard. Il vieillit beaucoup plus lentement, et il est moins exposé.

Je note la matière et la teinte retenues, pour pouvoir reprendre le chantier un an après sans écart visible. C’est la seule précaution qui compte quand on travaille par étapes.

Un chantier de van raconté en entier

Un chantier de van est raconté en entier sur le site, du diagnostic au remontage : cette réfection de sièges de van.

Et si vous avez un bateau à côté, les contraintes d’humidité et de mousse y sont exactement les mêmes : voir la page sellerie de bateau.

Le bon moment pour lancer ce chantier, c’est l’automne. Le van ne sort plus, les sièges peuvent rester à l’atelier sans vous manquer, et tout est prêt pour les premiers départs du printemps.

Et si vous avez du mobilier d’extérieur à reprendre en même temps, transats ou coussins, tout est sur la page refaire son mobilier de jardin.

Le chantier en vidéo

La rénovation d'un van aménagé sur base de Fiat Ducato, en 67 secondes. Les sièges cabine sont déposés et repris à l'atelier.

Les questions que l’on me pose

Combien coûte la réfection de la sellerie d'un van aménagé ?

De 1 800 à 4 800 € TTC, soit 1 500 à 4 000 € hors taxes, pour les deux sièges avant plus l'espace salon.

Envoyez-moi des photos de l'intérieur et je situe votre véhicule dans cette fourchette.

Pourquoi mes sièges de van deviennent-ils brûlants ?

Parce qu'un van est une grande surface vitrée garée en plein soleil, et qu'un revêtement sombre absorbe la chaleur au lieu de la renvoyer.

Passer sur une teinte claire change la température ressentie, et ça protège aussi la mousse, qui cuit et durcit à la longue.

Faut-il me laisser le van entier ?

Non, et c'est une bonne nouvelle quand c'est votre maison de vacances. Les sièges cabine se déposent et repartent avec vous : vous les apportez, vous les récupérez, le van reste chez vous.

Seuls la banquette et le coin salon demandent parfois que le véhicule vienne.

Peut-on refaire seulement les sièges avant ?

Oui, et c'est le cas le plus fréquent. Ce sont eux qui prennent le soleil, le frottement des vêtements et les entrées et sorties. Le coin salon vieillit beaucoup plus lentement, on peut le garder pour plus tard.

Quelle matière tient le mieux dans un van ?

Un simili grainé clair pour les sièges, un tissu technique pour le couchage.

J'évite le cuir pleine fleur ici : il est superbe, mais dans un véhicule qui alterne gel et canicule sans être chauffé, il travaille beaucoup plus qu'en voiture.

Est-ce que je fais aussi les rideaux et les stores ?

Je fais la sellerie et les pièces cousues, pas la menuiserie ni les mécanismes de store.

En revanche, tout ce qui est coussin, banquette, dossier, appuie-tête et couchage passe à l'atelier.